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18/07/2007

Campsas : plus d'un million de pneus abandonnés

L'évacuation du stock de Campsas (Tarn et Garonne) a demandé 13 mois d'un travail opiniâtre. Les 8.500 tonnes de pneus abandonnés ont été évacuées dans des conditions difficiles et ont demandé une logistique sans faille au niveau de la valorisation.

L'évacuation du stock à Responsable défaillant de Campsas (Tarn et Garonne) a demandé plus de 13 mois d'un travail patient et opiniâtre, dans des conditions souvent pénibles.

Situé à la lisière du village du même nom, ce site a été exploité à compter de 1996 par la SARL ACT Auxiliaire Commerce et Travaux (ACOTRA*), déclarée en Préfecture comme "centre de regroupement et de conditionnement des pneumatiques". Hélas, si les pneus ont effectivement été regroupés, ils ont été de moins en moins conditionnés au fil des années. Au contraire, ils se sont amoncelés en tas difformes de plusieurs mètres de hauteur sur l'ensemble du terrain. Incapable d'assurer une mission pour laquelle elle a pourtant été rémunérée, la société ACOTRA a finalement été placée en liquidation judiciaire en octobre 2002... laissant derrière elle un site abandonné sur lequel gisent chaotiquement 8.500 tonnes de pneus.

Les pouvoirs publics étant dans l'impasse, Aliapur a accepté de gérer ce dossier au titre de son engagement citoyen et bénévole pour l'enlèvement et le traitement de 30.000 tonnes de pneus usagés abandonnés. Dans le cas de Campsas, la mission a été colossale si l'on considère que les 8.500 tonnes du site représentent plus d'un million de pneus, dont 85% de pneus de véhicules légers, 12,4% de pneus poids-lours et 2,6% de pneus agraires et génie civil.

Avant de procéder aux enlèvements et conformément au Code de l'Environnement, la Préfecture de Tarn et Garonne a commencé par effectuer une recherche des "derniers détenteurs". 20 sociétés ont été sollicitées, mais seulement 3 ont accepté de financer ce qui leur revient, soit 15% du tonnage total. Les 85% restant ont donc été à la charge d'Aliapur pour un montant de 1,1 million d'euros...

Fidèle à sa politique de rigueur et de transparence, Aliapur a passé un appel d'offre pour l'évacuation des pneus et a retenu la société Drohé. Celle-ci a travaillé sur place à partir du 5 avril 2006 sur la base d'un cahier des charges sévère, en suivant des procédures strictes de sécurité des personnes, de balisage du site, de tri des pneus et de respect de l'environnement.

Pourtant, à l'usage, la tâche était loin d'être simple. En partie accidenté, entièrement recouvert de terre meuble et souvent boueux, le site de Campsas s'est révélé particulièrement difficile d'accès. L'extraction des pneus et la circulation des engins ont parfois tourné au cauchemar.

 

 

Au fil de leur enlèvement, les pneus ont été acheminés sur des lieux de recyclage. Nouveau casse-tête pour Aliapur : non seulement il s'agissait de trouver une solution de valorisation globale pour 8.500 tonnes mais, Campsas étant situé en pleine campagne, il fallait également gérer le coût du transport. En définitive, les pneus ont parcouru plus de 200 km pour rejoindre Bordeaux. 84% ont fait l'objet d'une valorisation énergétique en étant transformés en combustible de substitution pour les cimenteries; 16% ont subi une valorisation matière (granulat, poudrette ou livraison sur des chantiers de travaux publics).

Les fours des cimenteries ayant été arrêtés pendant 2 mois pour leur "grand entretien", l'évacuation du site a été suspendue pendant cette période. Finalement, les tout derniers pneus ont été enlevés le 3 juillet 2007 en présence, notamment, du Préfet et de la maire de Campsas.

 


*Outre Campsas, la société ACOTRA exploitait également le site d'Arthez-de-Béarn (Pyrénées Atlantiques), estimé à 5.000 tonnes de pneus usagés. Ce site a été, lui aussi, abandonné en l'état à la mise en liquidation judiciaire de la société. Aliapur s'est engagé à le traiter.