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10/08/2015

Cimenteries et aciéries : les grands pneus caractérisés

L’utilisation du pneu usagé comme combustible alternatif en cimenterie remonte aux années 70. Bien avant la création d’Aliapur, les cimentiers avaient connaissance de son potentiel énergétique élevé et de l’absence de son impact sur l’environnement grâce à des systèmes de traitement des fumées à la sortie des fours.

Depuis sa mise en place, en 2004, Aliapur est confronté à plusieurs évolutions de son contexte réglementaire et à des enjeux de développement durable croissants. La filière s’est organisée pour pouvoir codifier et harmoniser ses activités et délivrer aux cimentiers des broyats de pneus usagés de qualité homogène (format, précision de découpe, composition) pour leur utilisation comme combustible de substitution. Ce travail est au demeurant une étape majeure pour sortir le pneu usagé de son statut de déchet et plusieurs commissions de normalisation y travaillent activement en France (Afnor) et au niveau européen (CEN).

La première étude d’Aliapur, publiée en 2009, a porté principalement sur les pneus de voiture et poids lourd, puisque ceux-ci représentent en volume les trois quarts de la collecte. Cette étude a été approuvée par le Ministère de l’Environnement qui en a fait un document de référence. Elle a confirmé le pouvoir calorifique du pneu usagé, identique à celui du charbon et très proche de celui du coke de pétrole. Surtout, elle a permis de prouver que l’utilisation du pneu usagé permet de réduire significativement les émissions de CO2 fossile à l’origine de l’effet de serre, puisque le pneu est composé en partie avec du caoutchouc naturel issu de la culture de l’hévéa.

Lancée en 2014, une seconde étude sur la caractérisation des pneus usagés en tant que combustible a été élargie aux pneus de grande taille : agraires, génie civil et Travaux Publics. Elle a permis de définir les « valeurs de référence et [le] protocole de caractérisation des [pneus usagés de] catégories A, B, C et D », soit l’ensemble des pneus collectés par la filière à l’exception des pneus de petite taille de type de scooter, quad, etc. L’identification de ces valeurs de référence et la mise en place d’un tel protocole étaient devenues indispensable, à la fois pour faire face à des réglementations française et européenne de plus en plus strictes, et pour répondre à une demande croissante de pneus usagés comme combustible de la part de l’industrie cimentière et comme substitut d’anthracite dans les aciéries.

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Pour en savoir plus : Utilisation des pneus usagés comme combustible alternatif - Valeurs de référence et protocole de caractérisation A, B, C et D