Actualités

29/04/2010

Collecte : Aliapur précise sa position

Aliapur a reçu de nombreux témoignages de points de vente qui ont cessé d'être collectés. Leurs témoignages ont été synthétisés en 20 points auxquels Aliapur apporte des réponses. Reste à l'Etat de faire respecter le Code de l'Environnement.

Aliapur a reçu de nombreux témoignages de points de vente à la fois furieux et inquiets. Furieux parce qu’ils ont cessé d’être collectés et inquiets à cause des stocks de pneus usagés qui s’entassent dans leurs établissements.

Cette crise provient d’une augmentation alarmante du nombre de pneus usagés présentés à la collecte sans qu’il y ait le moindre financement pour leur recyclage. Depuis 2005, Aliapur consent tous les ans un dépassement modéré du nombre de pneus à collecter pour ne pas pénaliser les points de vente dont les espaces de stockage ne sont pas extensibles.

Mais cet excédent dépasse aujourd’hui les limites de l’acceptable : au 31 mars 2010, la société avait déjà collecté 2 500 tonnes de pneus au-delà de sa commande, soit l’équivalent de près de 350 000 pneus de voiture pour lesquels Aliapur n’a pas été perçu l’éco-contribution de 1,50 € HT/pneu. Ce volume représente d’ores et déjà un surcoût de plus de 500 000 €.

Depuis 2005, Aliapur demande avec insistance à l’Etat de faire respecter le Code de l’Environnement par la mise en place de contrôles et de sanctions pour que chaque pneu neuf soit vendu avec une part réservée à l’éco-contribution. Ces appels sont restés sans réponse à ce jour. Ainsi, tant que l’Etat n’aura pas pris ses responsabilités, la société ne collectera que la quantité de pneus usagés pour lesquels a été versée l’éco-contribution. Bien entendu, Aliapur agit avec l’accord et le soutien de ses actionnaires : Bridgestone, Continental, Dunlop Goodyear, Kléber, Michelin, Pirelli.

Il a donc fallu cesser de collecter de nombreux points de vente. Pour cela, Aliapur a décidé d’appliquer strictement les « Conditions de collecte gratuite » en vigueur depuis la création de la société : pour que le ramassage des pneus reste gratuit, les points de vente doivent respecter quelques règles.