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17/07/2007

Espiet : la nature reprend ses droits sur le site

Il a fallu exactement trois mois pour débarrasser le site d'Espiet (Gironde) de ses 2.500 tonnes de pneus usagés, abandonnés sur place depuis plusieurs années par la société Le Goff Pneu Aquitaine, placée en liquidation judiciaire.

Exactement 3 mois, comme prévu. C'est le temps qu'il a fallu pour nettoyer le stock à Responsable défaillant d'Espiet (Gironde) de ses 2.500 tonnes de pneus usagés. Sur un terrain appartenant à la SCI Claval, ces pneus avaient été abandonnés sur place par l'ancien exploitant, Le Goff Pneu Aquitaine (LGPA), placé en liquidation judiciaire.

Très sensible à ces dépôts aussi sales qu'anarchiques qui dénaturent le paysage, Nelly Olin, alors Ministre de l'Environnement, a visité ce site en janvier dernier. Mme Olin a souhaité ajouter le stock d'Espiet aux 11 déjà confiés à Aliapur dans le cadre du traitement volontaire et bénévole de 30.000 tonnes de pneus usagés abandonnés.

Dès le mois de février ont donc été recherchés les "derniers détenteurs" des pneus. Selon le Code de l'Environnement, en effet, ceux-ci doivent participer à l'élimination définitive des pneus usagés qu'ils avaient confiés à la société LGPA, mais que celle-ci n'a jamais traité. Près de 200 de ces "derniers détenteurs" ont été identifiés : distributeurs automobiles, garages, stations-service, etc. Ensemble, ils ont financé le traitement d'un quart du stock, le solde étant à la charge d'Aliapur. Au total, ce chantier a coûté 375.000 €.

Mandatée par Aliapur après avoir été retenue sur appel d'offre, la société Alcyon a commencé le nettoyage du site historique d'Espiet le 20 mars et l'a achevé le 21 juin en présence des représentants de la Préfecture et des élus locaux. Sur les 2.500 tonnes de pneus ainsi enlevées, 96% étaient des pneus de véhicules légers, le reste étant constitué de pneus poids lourds, de pneus agraires et génie civil et de "pneus divers" (des pneus jantés, des pneus pleins et même des pneus d'avions).

Les deux opérations d'enlèvement et de valorisation allant nécessairement de pair, près de 2.450 tonnes de pneus ont été broyées au fil de l'avancement du chantier, pour être acheminées au Maroc en tant que combustible de substitution en cimenteries. Une cinquantaine de tonnes, la plupart impropres à la combustion, ont été livrées sur des chantiers de Travaux Publics et sur des sites de remblaiement de carrières, permettant enfin à la nature de reprendre ses droits à Espiet.