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17/05/2017

Le groupe Raffin rachète Trigone

 

Dirigé par les frères Emmanuel et Samuel Raffin, respectivement PDG et DG, qui représentent la deuxième génération aux commandes, le groupe Raffin a développé depuis 1977 plusieurs activités dans le domaine du pneumatique. Basé à Niévroz (01) pour son activité de négoce et montage de pneus poids-lourds d’occasion, le groupe est également prestataire historique d’Aliapur sur son site de Joze (63), puisqu’il collecte les pneus pour le compte de la filière depuis les débuts opérationnels de celle-ci en 2004.

En avril 2007, souhaitant étoffer ses activités, Raffin reprend la société Recygom, plateforme de broyage également prestataire de la filière. Sous l’impulsion des dirigeants, Recygom accélère son développement et se modernise, notamment avec la mise en service, début 2014, d’un broyeur Préciméca de dernière génération qui sera même peint aux couleurs d’Aliapur.

Presque jour pour jour une décennie plus tard, le groupe Raffin décide d’investir à nouveau : il vient de racheter la société Trigone, installée à Saint-Guen (22). Comme Procar, Trigone est prestataire historique d’Aliapur, à la fois collecteur et site de transformation de pneus usagés. Signée en avril dernier, "cette acquisition est une opportunité que nous avons voulu saisir, explique Emmanuel Raffin. Dans le contexte incertain du marché d’occasion du pneu PL et de la carcasse à rechaper, nous estimons judicieux de développer l’activité de transformation et de préparation des pneus usagés en amont de leur livraison aux valorisateurs. Le recyclage c’est l’avenir, nous sommes convaincus qu’il reste encore beaucoup à faire. Et le groupe Raffin entend précisément être un opérateur actif et dynamique de la filière. D’ailleurs un nouveau challenge est toujours très motivant".

Des marges de progrès

Trigone compte à ce jour 20 salariés à temps plein et affiche un chiffre d’affaire de 2,7 millions d’euros. Certes, la société nouvellement acquise est installée en Bretagne alors que Procar est en Auvergne mais, selon Emmanuel Raffin, "cet éloignement géographique n’est pas gênant. Nous conservons les emplois et une entité économique distincte. Pour l’instant, nous prenons la mesure des améliorations que Procar va apporter à Trigone et inversement -cela va dans les deux sens. Nous avons commencé par un transfert de compétences en matière de tri des pneus, puisque l’un de nos meilleurs trieurs se déplace en Bretagne chaque semaine pour former ses nouveaux collègues à un tri optimisé et plus rigoureux. Nous sommes convaincus qu’il y a là une vraie marge de progrès. En revanche, il n’y aura pas chez Trigone d’activité de négoce de pneumatiques poids-lourds, génie civil, TP et agraires, activité que nous conserverons sur notre site d’origine".

Les frères Raffin n’envisagent pas d’expansion du site breton à moyen terme, mais estiment que certains investissements seront rapidement nécessaires. C’est le cas, par exemple, des bennes servant à la collecte des pneus usagés dans les garages et les centres auto : "Une partie d’entre elles est vieillissante et de taille inadaptée. Il faudra voir plus grand", ponctue encore Emmanuel Raffin. Dans un deuxième temps, les nouveaux dirigeants se pencheront sur les travaux de modernisation des bâtiments eux-mêmes : "Nous nous appuierons sur notre expérience, notamment pour revoir le fonctionnement de la ligne de tri. A terme, enfin, c’est le broyeur lui-même que nous changerons probablement, ou que nous garderons en secours en installant un deuxième broyeur, comme nous l’avons fait à Joze". D’ici là, Trigone continuera à collecter près de 10 000 tonnes de pneus usagés par an et à en broyer environ le double.