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06/08/2007

Maroc : Aliapur expérimente un transport plus écologique et plus économique

Début août, 1.100 tonnes de broyats de pneus destinés à servir de combustible de substitution en cimenterie, ont été acheminées directement de Lyon au Maroc par un navire capable de naviguer aussi bien sur le Rhône qu'en Méditerranée.

Sur les 300.000 tonnes de pneus usagés collectées chaque année par Aliapur, près d’un tiers est destiné à la valorisation énergétique : 100.000 tonnes deviennent ainsi du combustible de substitution en remplacement des coûteuses énergies fossiles (charbon, coke de pétrole).En effet, qu’ils soient entiers ou broyés, les pneus sont considérés comme un combustible alternatif disposant d’une capacité calorifique très proche de l’anthracite. Ce combustible de substitution permet aujourd’hui d’alimenter des fours de cimenteries spécifiquement équipés d’un système de traitement des fumées.

Le Maroc, destination privilégiée

Le Maroc étant limité en énergies fossiles (absence de pétrole), Aliapur livre chaque année un volume total de 60.000 tonnes de broyats de pneus à deux cimenteries Lafarge, deux cimenteries Holcim et une cimenterie des Ciments du Maroc.
Jusqu’à présent, les broyats étaient acheminés par camions jusqu’à l’Atlantique (Bordeaux ou Lorient) et

la Méditerranée (Arles ou Sète), puis chargés sur des navires à destination de ports marocains.

La solution fluvio-maritime

Début août, Aliapur a inauguré un nouveau mode de transport, permettant l’acheminement de broyats directement de Lyon au Marfoc. Pour cela a été affrété un navire mixte, capable de naviguer aussi bien sur fleuve et en mer.

Chargé en moins de 8 heures avec 1.100 tonnes de broyats, ce navire fluvio-maritime est parti du port de Vienne Sud (Salaise sur Sanne) en fin d’après-midi du 2 août, pour rejoindre le port de Nador en 5 jours. Non seulement cette solution permet à Aliapur de réaliser des économies au niveau des coûts de transport, mais elle correspond également à son objectif permanent de respect de l’environnement.

Et pour cause : l’acheminement de 1.000 tonnes de pneus dans les ports français dela Méditerranée implique la circulation de 40 poids lourds, notamment dansla Vallée du Rhône. Au contraire, l’option fluvio-maritime au départ direct de Vienne Sud permet, à la fois, de réduire les coûts de transport, de limiter le trafic (en particulier au moment du chassé-croisé des juillettistes et des aoûtiens), d’économiser du carburant et de protéger l’environnement, tout en maintenant la fiabilité des livraisons.

 

Un deuxième navire prévu fin août

Cette solution d’acheminement étant expérimentale pour l’instant, le départ d’un deuxième navire mixte est programmé pour la fin du mois d’août. Si, comme l’envisage Aliapur, cette expérience confirme ses avantages économiques et écologiques, ce seront 5.000 à 10.000 tonnes de broyats de pneus qui seront acheminées au Maroc par voie fluvio-maritime en 2008.