L’annonce du plan de sauvegarde de la seule usine de rechapage en France – Black Star – a conduit le gouvernement à changer en urgence le cahier des charges des éco-organismes de la filière pour leur imposer de subventionner cette activité économique qui n’a pas trouvé son équilibre.
Prélever une part de l’éco-contribution pour répondre à une crise sociale est un dévoiement du principe de la responsabilité élargie du producteur. Et ce d’autant plus que le bénéfice environnemental du rechapage des pneus VL reste à prouver.
C’est la raison pour laquelle Aliapur a demandé au Conseil d’Etat d’annuler l’arrêté qui modifie notre cahier des charges. De plus en plus, les éco-organismes semblent être perçus comme une réserve financière mobilisable pour une puissance publique impécunieuse.
Il est donc important de rappeler les fondamentaux de nos missions et de nos financements. La confusion entre financement affecté et fiscalité ne peut que nuire à la lisibilité du système et, in fine, fragiliser la confiance dans les mécanismes de transition écologique.